Le T.A.C (Trouble d’acquisition de la coordination)

Voici les principaux troubles des apprentissages:

Dyslexie

Dyscalculie

Dysphasie

Dyspraxie

Dysgraphie

Trouble de l’attention avec hyperactivité…

 

Cet article vous présentera plus particulièrement la dyspraxie.

 

La dyspraxie est un trouble du comment faire .

Elle fait partie de la famille des Troubles d’Acquisition de la Coordination = TAC

C’est un trouble de l’acquisition des séquences de mouvements qui aboutissent à la réalisation d’un geste orienté vers un but.

Les gestes sont appris, ils répondent à des impératifs culturels et sont réalisés avec un apprentissage ( façon de saluer, s’habiller, manger, écrire…).

 

 

La prévalence du trouble est d’environ 5 à 8 % des enfants d’âge scolaire (American Psychiatric Association, 1996 ; Henderson & Hall, 1982).

 

Il existe différents types de dyspraxie:

 

Idéatoire/ Idéomotrice:   trouble de l’organisation de séquences du geste ou de l’utilisation d’outil (crayon, ciseaux…)

Visuospatiale: trouble du regard, de l’organisation de l’espace. Elle est associée à al dyspraxie constructive

Constructive: difficultés dans les gestes d’assemblages de pièces les unes par rapport aux autres.

D’habillage:

 

Voici les difficultés que l’on peut observer:

 

En motricité globale:

Difficultés observées dans les jeux à   dominante motrices qui requièrent équilibre,   coordinations, vitesses d’exécution et synchronisation d’action.

Ex: difficile de tenir sur un pied sans bouger, manque de coordination et de force pour lancer, attraper, manque d’harmonie ou de synchronisme

En motricité fine:

Difficultés majeures dans la préhension et le relâchement, les manipulations, la coordination et l’utilisation simultanée des deux mains

Ex: Difficultés au niveau graphique, tenue du crayon instable et rigide, Enfilage de perles compliqué, découpage difficile, Difficile de suivre un labyrinthe sans dépasser, Lenteur d’exécution

En perception visuelle: (= recevoir, analyser, interpréter des renseignements visuels en leur donnant un sens):

Interprète difficilement le sens et l’orientation des objets dans l’espace ainsi que les relations des objets entre eux.

Il est très compliqué pour lui d’analyser la position de l’objet lui-même, celle de son corps et la position de l’un par rapport à l’autre dans l’espace.

Ex: Difficulté à reproduire un dessin, Mauvaise appréciation des distances, Difficultés à se placer dans la bonne position pour imiter des gestes et/ou des postures

 

Signes d’appel à retenir:

 

Difficultés dans la vie quotidienne: s’habiller, faire sa toilette, utiliser les couverts

Retard dans le développement psychomoteur précoce: marche, course, saut, lancer ou attraper une balle

Difficultés dans certaines activités sportives comme faire du vélo

Ensuite à l’école, difficultés en graphisme, motricité fine, puzzle, géométrie…

 

Que faire en cas de suspicion?

 

 

En parler au professeur des écoles à psychologue scolaire, médecin scolaire.

Ou en parler à votre médecin traitant, scolaire, pédiatre…

Si il le juge nécessaire il vous prescrira divers bilans

-Psychomoteur

-Orthophonique

-Orthoptique…

Et vous orientera vers un psychologue ou un neuropsychologue

Attention toute maladresse n’est pas une dyspraxie

 

La dyspraxie est différente d’une immaturité praxique, d’un retard d’acquisition…et seuls les différents bilans médicaux, paramédicaux associés à des séances de rééducation pourront faire la différence

La dyspraxie a un retentissement important au niveau scolaire et à la maison et nécessite des adaptations et rééducations.

 

 

La rééducation de la dyspraxie comprend généralement:

– Psychomotricité

– Orthoptie

– Orthophonie

– Ergothérapie

– Neuropsychologue…

 

Toutes les rééducations ne s’effectuent pas en même temps (priorités à certains moments, pauses…).

 

Psychomotricité et dyspraxie:

 

Le psychomotricien est un spécialiste du mouvement, du geste, du graphisme, de la latéralité, des difficultés spatio-temporelles, des difficultés corporelles et psychiques…

Le psychomotricien va d’abord procéder à un bilan psychomoteur. Cette évaluation commence par une anamnèse de la personne, de son vécu, de son développement psychomoteur…

Le bilan va observer en priorité:

– les coordinations motrices

– le graphisme

– les praxies constructives, idéomotrices

– le schéma corporel

– la motricité fine, la latéralité, le tonus, les repères dans le temps et l’espace, la personnalité de l’enfant, son investissement corporel…

Suite à ce bilan un compte rendu sera effectué. Ce bilan aboutira ou non à une prise en charge.

Les séances de psychomotricité auront pour but d’améliorer la motricité, les coordinations, les praxies l’organisation des gestes, le graphisme… et l’estime de soi bien souvent abîmée.

Cela pourra s’effectuer par le biais de parcours psychomoteur, de relaxation, d’expressivité corporelle, manipulation d’objets, réactions d’équilibration, dessin… tout en s’appuyant sur les goûts, les centres d’intérêts et les compétences propres de l’enfant.

Nous nous efforçons également à détailler les gestes avant de les accomplir afin d’aboutir à une automatisation autrement que par la répétition gestuelle peu efficace dans le cas de la dyspraxie.

Ex pour l’apprentissage du saut: Je plie d’abord les genoux, je mets les bras en arrière…

 

N’hésitez pas à me contacter pour de plus amples informations.